Monte Pissis : l’ascension du 3e plus haut sommet de l’Amérique du Sud

Publié le: 14-12-2018

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(Mis à jour le: 27/02/2019)
Monte Pissis : l’ascension du 3e plus haut sommet de l’Amérique du Sud
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Avec ses 6 792 m d’altitude, le Monte Pissis est le troisième plus haut sommet d’Amérique du Sud et de la cordillère des Andes. Il est juste un tantinet moins élevé que l’Aconcagua et le Nevado Ojos del Salado. Comme ce dernier, le Monte Pissis est un volcan, mais endormi.

Quelques mots sur le Monte Pissis 

Monte Pissis

Pour admirer ce géant des Andes, il faut se rendre dans le Nord-Ouest de l’Argentine entre la province de Catamarca et de La Rioja. Il s’agit d’un stratovolcan endormi bien connu des Argentins et des amateurs de trek.

Le mont possède six sommets lesquels dépassent tous les 6 000 m d’altitude. Ces derniers sont abritent des glaciers et l’eau qui provient de leur fonte alimente trois plans d’eau à savoir :

  • La cuvette endoréique de la Salina de la Laguna Verde
  • Le bassin du Rio Jachal
  • Le bassin du Rio Bermejo-Vinchina

Ces deux derniers font partie du Rio Desaguadero.

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L’ascension du Monte Pissis

le Monte Pissis

Le Monte Pissis est difficilement accessible, mais pas impossible. La preuve : Stefan Osiecki et Jan Szczepansk ont réussi à le gravir pour la première fois en 1937.

Après eux, près d’une trentaine d’alpinistes ont suivi leur parcours, mais rares sont ceux qui sont arrivés aux 6 792 m, soit au sommet du stratovolcan.

  • Cela signifie-t-il que son ascension est difficile ?

Si on grimpe depuis la face Nord du volcan, l’ascension est assez facile. C’est d’ailleurs le circuit le plus utilisé de nos jours.

  • Pourquoi n’attire-t-il que très peu de trekkeurs dans ce cas ?

Il faut effectivement souligner que contrairement à l’Aconcagua ou d’autres sommets des Andes, le Monte Pissis est peu connu ou peu couru. Pour causes : il est très isolé et offre des conditions climatiques assez difficiles ce qui peut compliquer l’ascension. Quoi qu’il en soit, quelques courageux n’hésitent pas à le gravir. Il suffit seulement de bien se préparer en emportant beaucoup d’eau.

  • N’y a-t-il pas d’eau sur ses hauteurs ?

Le seul point d’eau accessible sur le Monte Pissis se situe à 5 400 m d’altitude. Cela signifie qu’il vous faudra faire du chemin avant de pouvoir vous ravitailler en eau. Il faut donc prendre soin à emporter une bonne réserve avant de vous lancer dans l’aventure.

  • Quand gravir ce mont ?

Pour bénéficier des meilleures conditions, pensez à programmer votre ascension du Monte Pissis au cours de l’hiver austral c’est-à-dire entre mai à octobre. Durant cette période, la neige tombe rarement sur ses hauteurs ce qui vous permet de progresser facilement. Attention toutefois, un climat désertique y règne au cours de cette période ce qui fait que pour avoir de l’eau potable, il faut faire fondre de la neige. Heureusement, ses sommets sont enneigés à longueur d’année et ses glaciers qui fondent parfois permettent d’avoir de l’eau.

  • Comment se déroule l’ascension du Monte Pissis ?

Pour gravir le Monte Pissis, voici les différentes étapes normales :

  • Fiambala : c’est une petite ville d’Argentine. Pour y aller, il faut partir au départ de Cordoba
  • Refugio las Grutas : c’est le premier refuge qui mène vers le sommet du Monte Pissis. Ce dernier se situe à 4 100 m d’altitude donc première acclimatation. Nous avons préféré y rester une nuit ce qui nous a donné du temps pour visiter les sources d’eau chaude de la région ainsi que quelques ruines indigènes
  • Camp de base : ce dernier se situe à 4 600 m d’altitude. C’est à cette hauteur que la 4×4 nous abandonne, car le reste du parcours doit se faire à pieds. Au niveau de ce camp, il n’y a pas de refuge, mais l’endroit est assez protégé des vents ce qui permet d’y ériger sa tente pour la nuit. Faites toutefois bien attention à bien la fixer au sol, car même si les vents forts y sont rares, certaines rafales sont quand même violentes
  • Camp n°1 : ce dernier se situe à 5 350 m d’altitude. Là encore, il n’y a pas de refuge, mais seulement les vastes espaces de la montagne. Nous avons décidé d’y passer la nuit, car le jour est déjà tombé
  • Camp n°2 : le lendemain, nous plions à nouveau nos tentes pour monter jusqu’au prochain camp, situé à 5 880 m d’altitude. Certes, 500 m le sépare du précédent, mais avec l’altitude, la progression devient plus difficile
  • Sommet : à partir du camp n°2, nous essayons, le lendemain d’atteindre les 6 792 m, soit le sommet du volcan, mais nous n’avons guère pu dépasser les 6 695 m d’altitude. Cela signifie qu’il nous rester moins d’une centaine de mètres à parcourir, mais le jour tombe et nous ne pouvons ni progresser au risque de se faire surprendre par la nuit tout au sommet ni rester dormir sur place. Nous préférons alors redescendre jusqu’au camp n°2 avec, quand même la satisfaction d’avoir atteint cette hauteur
  • Fiambala : le lendemain, nous redescendons vers le camp de base pour récupérer la 4×4 et mettons le cap vers Fiambala

Même si l’ascension du Monte Pissis n’est pas aussi entraînante que celle de l’Aconcagua, on trouve quand même de très beaux paysages sur ses hauteurs à l’instar de ce mur de glacier depuis lequel l’eau se met à ruisseler. Ses vastes espaces, ici et là, enneigés offrent également un vrai bonheur pour nos yeux, hélas habitués aux embouteillages.

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