Porto Alegre : la terre des gauchos

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(Last Updated On: 26/10/2018)

Porto Alegre, une destination que j’ai trop longtemps attendu pour découvrir. Capitale de l’Etat du Rio Grande do Sul, elle est la plus grande ville de la région sud du Brésil. La ville a été instaurée sur la rive est du rio Guaiba, une baie au sein de laquelle convergent cinq rivières qui forment le Lagoa dos Patos. Ce dernier est un énorme lac qui donne, vers le sud sur l’océan Atlantique. C’est grâce à lui que Porte Alegre se trouve en contact permanent avec la mer, même si elle ne se situe pas au bord de la mer.

Porto Alegre ou « Port joyeux »

Porto Alegre

Même si ses côtes donnent sur la baie de Guaiba et non sur l’océan, Porto Alegre signifiant « Port joyeux » abrite un des plus importants ports du Brésil. Ce dernier se trouve au bord de la baie qui donne sur le Lagoa dos Patos qui donne, à son tour, sur l’océan Atlantique. Les activités du port sont tellement importantes que tous les ans, les habitants célèbrent une fête dédiée à Notre-Dame des navigateurs ou Nossa Senhora dos Navegantes. Cet évènement se tient tous les 2 février. A cette occasion, à laquelle je n’ai pas pu assister malheureusement, les habitants font une longue procession sur le Rio Guaiba. Le spectacle est impressionnant et je me promets d’y revenir un jour pour y assister, voire y participer si cela est possible.

A part cette fête, la ville organise également d’autres évènements majeurs tout au long de l’année dont des foires internationales tournant autour de l’agriculture.

D’un point de vue économique, la situation de Porte Alegre dépend beaucoup de son port, de son agriculture, de ses industries et de son tourisme. La ville est devenue un haut-lieu du tourisme et s’est donné les moyens pour accueillir ses visiteurs. En tant que sixième porte d’entrée vers le Brésil, elle a fait de gros efforts, car aussi bien son aire urbaine que ses zones campagnardes sont bien entretenues.

Porto Alegre, la terre des gaúchos

Les premiers habitants de Porto Alegre étaient les amérindiens Minuanos et Tapes lesquels étaient majoritairement des éleveurs de bétail. Les Portugais venus des Açores sont ensuite arrivés lesquels ont fait entrer les esclaves Africains. Après l’abolition de l’esclavage dans le pays et surtout son indépendance, de nouveaux immigrants sont également venus s’y installer dont des Allemands, des Polonais et des Italiens. Petit à petit, les colons se sont emparés des terres indigènes et la population de Porto Alegre est devenue cosmopolite, héritant de chacune de ces ethnies la culture, les légendes, les coutumes, les croyances et les habitudes de vie.

De nouveaux arrivants en nouveaux arrivants, les habitants se sont tous lancés dans l’élevage. Comme la ville est très proche de l’Uruguay, son histoire y est également liée dont celle de la culture gaucha. Ce terme décrit la culture au sein de laquelle évolue chaque jour les gaúchos, les éleveurs de bétail également spécialisés dans le rodéo.

Aujourd’hui encore, même si la ville est orientée vers le tourisme, la majorité des habitants est fortement ancrée dans la culture gaucha qui implique des traditions musicales ainsi que le fameux rodéo ou lancer de laçot destiné à capturer les vaches.

Assister à un rodéo est une expérience que je ne suis pas près d’oublier. Non seulement, le cavalier affiche par ses performances sa bravoure et sa force, mais également la maîtrise de ce sport pas fait pour les débutants. Il faut dire que galoper derrière les vaches pour essayer de les attraper en galopant à l’aide d’une corde n’est pas simple si on n’a pas la bonne technique.

Porto Alegre, les sites à découvrir

Porto Alegre : la terre des gauchos

Porto Alegre est une ville charmante avec des habitants chaleureux. Très passionné par l’environnement et l’écologie, j’ai adoré découvrir cette ville fleurie où on trouve un petit jardin ou un parc à presque tous les coins de rue sans compter les collines verdoyantes qui l’entourent dès qu’on pose un peu le regard au loin.

Parmi les sites que je vous recommande fortement, il y a :

Les parcs :

Dans la ville de Porto Alegre au Brésil, on compte de nombreux parcs et jardins. Chacun d’eux est à découvrir, mais ceux qui m’ont le plus fasciné sont :

  • Le Parque da Redenção :

Situé dans le sud-ouest de la ville, c’est, selon moi, le plus vaste parc boisé de Porto Alegre. En semaine, l’atmosphère est un peu calme même si j’ai rencontré quelques touristes et beaucoup d’autochtones en train de se promener, mais durant le week-end, surtout le dimanche, l’ambiance est plus animée. C’est comme si toute la ville s’y donne rendez-vous pour se rencontrer ou s’amuser. Chaque dimanche, une grande foire s’y tient. Durant mon passage, la foire était axée sur le « Brique da Redenção », une conception artisanale qui m’a beaucoup intéressé.

  • Le Parque du quartier de Moinhos de Vento :

Les habitants l’appellent seulement « Parcão ». Au début, je croyais qu’on parlait de lieux différents avec mon hôte, mais après quelques explications, je comprends finalement qu’il s’agit d’un seul et même lieu. Avant d’entrer dans le parc, on visite un peu ses environs abritant plusieurs boutiques, des restaurants, des bars et même un centre commercial qui porte également le nom du quartier. Après un petit encas revigorant, on se décide à entrer dans le parc qui abrite une partie boisée idéale pour les promeneurs et randonneurs, des terrains de sport et des aires de jeux pour les petits. Comme pour le précédent, la semaine est un peu calme, mais le week-end est très animé.

Le port

Comme je l’explique plus haut, Porto Alegre possède un important port qui a permis son développement rapide. Si l’édification du port date de la création de la ville, il faut savoir que les premiers quais datent de 1850, année durant laquelle le marché public a été construit.

Après l’édification du nouveau port, la ville continua sur sa lancée en construisant les deux phares du Lagoa dos Patos. Ces installations permirent au port d’étendre encore plus sa capacité d’accueil et ses activités.

D’autres améliorations furent encore menées dans les années qui suivirent et aujourd’hui, le port compte 8 km de quais subdivisés en trois zones :

  • Le Cais de Navegantes
  • Le Cais Marcîlio Dias
  • Le Cais Maua

Le dernier est le plus fréquenté des touristes du fait de sa promiscuité avec l’école de Voile de la Marine publique et le Gasômetro.

Le Gasômetro

Il s’agit de l’usine du Gazomètre laquelle a été construite en 1928. Sa cheminée, haute de 107 mètres a, quant à elle, été construite en 1937 pour réduire les émissions de suie dans la ville. Il s’agit de l’une des premières industries construites au Brésil et de nos jours, elle est l’édifice le plus connu de Porto Alegre pour le tourisme.

Si autrefois, elle a approvisionné les maisons et l’éclairage public en gaz, aujourd’hui, elle abrite un centre culturel accueillant régulièrement des spectacles de danse et de théâtre. Des expositions d’arts y sont également organisées. En tout, l’usine abrite une salle de cinéma, un Centre d’informations touristiques, le Teatro Elir Regina et quatre galeries d’art :

  • La Galeria Iberê Camargo
  • La Galeria Lunara
  • La Galeria dos Arcos
  • L’Espaço do 4° andar

Le quartier d’Ipanema

Ipanema

Non, je ne parle pas de la plage de Rio, mais d’un joli quartier de Porto Alegre. Sa construction remonte en 1930 et dès cette époque, les autorités en place avaient l’intention de faire de lui un haut-lieu du tourisme.

En 1937, on y fit construire l’église de Nossa Senhora Aparecida et petit à petit, des habitations ont été construites dans les alentours transformant le site touristique en une zone résidentielle huppée.

A l’origine, Ipanema était réputé pour ses plages, mais à partir de 1970, les eaux de la plage se sont détériorées. Malgré les efforts de redressement de la mairie, la détérioration continua tant et si bien qu’aujourd’hui, les personnes qui en profitent sont les moins aisées de la ville.

D’autres édifices

Porto Alegre est une ville moderne qui compte de nombreuses entreprises et industries. J’en ai vu un bon nombre durant mon séjour, mais à part le Gasômetro, je vous conseille également de faire un tour du côté de :

  • Musée d’art du Rio Grande do Sul : cet établissement émerveille aussi bien pour le beau palais datant de 1914 qui l’abrite que par les quelques 2 600 trésors qu’il chérit. A Porto Alegre, on le connaît surtout sous le diminutif de MARGS
  • Palais Piratini : cet édifice a été construit entre 1909 à 1921. Il abrite jusqu’à nos jours le Pouvoir Exécutif de l’Etat du Rio Grande do Sul. Si la structure de base a été réalisée par l’architecte français Maurice Gras, les décors extérieurs sont l’œuvre du sculpteur également français, Paul Landowski
  • Marché public : à Porto Alegre, on l’appelle Mercado Publico Central de Porto Alegre. C’est l’un des endroits majeurs du Centre Historique de la ville puisqu’il a été inauguré en 1869. A l’origine, il abritait 24 stands, mais aujourd’hui, on y trouve près de 100 postes et ce, malgré les catastrophes successives dont il a été victime
  • Confiserie Rocco : les gourmands comme moi ne devraient en aucun cas rater cet établissement. Non seulement il sert de délicieux produits, mais la bâtisse est, à elle seule, un véritable monument

Et bien d’autres encore comme l’Eglise Notre-Dame de la Conception, l’Eglise Notre-Dame des Douleurs, le Paço Municipal, le Théâtre São Pedro, le Mémorial du Rio Grande do Sul, la Brasserie Brahma, …

Quand partir à Porto Alegre ?

Avant de plier vos bagages, il est important de consulter la météo de Porto Alegre afin de passer un bon séjour. Il faut savoir qu’un climat subtropical humide chaud règne dans la région. Pour planifier votre séjour, retenez que :

  • Les périodes les plus favorables vont de septembre à mai. L’été va de décembre à mars durant laquelle la température peut atteindre les 35°C
  • De juin à septembre, c’est la période hivernale durant laquelle la température peut chuter à 0-5°C

 

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