Fernando de Noronha au Brésil : « l’île arc-en-ciel »

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(Dernière mise à jour : 2018-03-30)

Situé dans l’océan Atlantique, Fernando de Noronha est un archipel brésilien dont l’île principale est baptisée Fernando de Noronha. Contrairement aux autres villes du Brésil, cette île et les îlots qui l’entourent forment un district rattaché à l’Etat du Pernambouc depuis 1988. Sa gestion est confiée à un administrateur général dont l’identité est préalablement validée par l’assemblée législative de l’Etat avant que le gouverneur ne le nomme.

Son histoire

En ce qui concerne la découverte de l’archipel, les avis sont partagés. Certains disent que c’est un navigateur portugais du nom de Gaspar de Lemos qui l’a découvert en 1500. Ce dernier aurait été un commandant d’un des navires qui faisait partie de l’expédition de Pedro Alvares Cabral lors de la découverte du Brésil. En savoir plus sur l’histoire du Brésil

D’autres pensent, au contraire, que c’est l’expédition de Gonçalo Coelho, financée par Fernão de Noronha qui aurait permis de découvrir l’archipel le 24 juillet 1503.

Nul ne sait quelle est la version correcte, mais ce qui est sûr c’est que c’est à Amerigo Vespucci qui a fait partie de l’expédition de Gonçalo Coelho, que nous devons la première description de Fernando de Noronha.

Fernando de Noronha au Brésil : « l’île arc-en-ciel »

Quand le capucin Claude d’Abbeville le visite en 1612, les lieux étaient presque déserts à part quelques Amérindiens et un Portugais qu’il rencontra sur l’île. Dans son carnet de voyage, il fait l’éloge de la beauté de cet archipel qu’il appelait Fernand de la Rongne.

Il fut ensuite déserté jusqu’à ce que les Hollandais l’occupent au 17e siècle puis les Français qui l’ont rebaptisé île Delphine.

En 1737, l’archipel a été repris par les Portugais et reprit sa désignation originelle. Il fut, par la suite, rattaché à la capitainerie du Pernambouc.

En 1938, il passe entre les mains de l’União, le pouvoir fédéral qui y érige une prison pour les prisonniers politiques. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, il est déclaré Territoire fédéral militaire et une base militaire y a été construite. De 1942 à 1988, ce sont les militaires qui le gèrent.

Quelques vestiges de l’histoire

De nos jours, on retrouve encore diverses vestiges de son passé sur l’île à savoir un hôpital, le port de Santo Antônio, un aéroport doté d’une piste de 1 800 m, une usine de dessalement, une usine de traitement de déchets, un centre d’éducation réservé aux enfants ainsi qu’une école maternelle, deux éoliennes associées à un panneau solaire et une usine thermoélectrique, un système de transmission de radio et de télévision et les ruines de l’ancien fort.

Le tourisme responsable

Fernando de Noronha au Brésil : « l’île arc-en-ciel »

L’archipel est répertorié sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001. Il a obtenu le statut de parc naturel et fait l’objet d’une haute protection et une préservation très stricte.

Même s’il est ouvert au public, les visites y sont limitées, contrôlées régulièrement et payantes. Il ne s’agit pas d’un prix d’entrée proprement dit, mais d’une « taxe de préservation ». Des baignades aux autres activités nautiques sans oublier le recyclage et les promenades, tout y est contrôlé pour le bien de sa faune et de sa flore hautement protégées.

Malgré ces règles très strictes, se rendre à Fernando de Noronha vaut vraiment le détour. Il faut néanmoins penser à réserver des semaines, voire des mois à l’avance, car l’accès est limité. Son parc marin abrite une richesse exceptionnelle comptant des dauphins, des récifs et des tortues tandis que ses plages aux eaux cristallines sont une belle invitation aux baignades. Vous pouvez aussi vous contenter de paresser sur le sable en attendant le coucher du soleil.

Il faut savoir que le séjour sur l’archipel peut durer le temps d’une journée ou d’un mois entier. Bien évidemment, le montant de la taxe différera en conséquence.

En tout et pour tout, l’archipel se compose de 21 îlots épars dans l’océan, à environ 500 km de Recife. Il s’étend sur quelques 24 km². Du fait des différents tons de bleu que l’on peut y admirer, l’archipel est surnommée l’île arc-en-ciel.

La protection du patrimoine

Les scientifiques et biologistes sont nombreux à venir à Fernando de Noronha plus pour découvrir sa faune et sa flore que se prélasser au soleil. Ils y étudient plus de 2 700 dauphins qui viennent s’y reproduire chaque année. Pour préserver cet équilibre naturel, les bateaux n’ont pas le droit d’entrer dans la baie.

Les responsables sont très à cheval sur le respect des règles. C’est la seule façon pour eux de maintenir la beauté de l’archipel, de préserver son environnement tout en en faisant profiter les touristes sans aucun débordement.

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Category: Voyage au Brésil, Brésil

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