La culture de la coca ne diminue pas malgré les efforts des autorités de la région

 

Actualité Colombie |

La culture de la coca ne diminue pas malgré le programme de lutte contre la cocaïne

Malgré les efforts des autorités de la région, la culture de la coca dans les Andes n’a pas reculé, elle occupe jusqu’à maintenant environ 150.000 hectares avec un marché de plus de 100 milliards de dollars.

En fait, si la production de cocaïne a diminué en Colombie, elle a regagné ses voisins notamment le Pérou ou la Bolivie. Le 26 juin dernier, l’ONU a publié un communiqué dans lequel elle a affirmé que « tout ce qui a diminué en Colombie s’est reporté sur le Pérou et la Bolivie. Les laboratoires ont été déplacés en Equateur et au Venezuela et le trafic en Amérique centrale et au Mexique ».

La culture de la coca

La culture de la coca

En 2010, on compte 62 000 hectares de caca en Colombie pour 350 tonnes
contre 61.200 au Pérou, soit 320 tonnes. De sa part, la Bolivie comporte
31.000 hectares, dont 12.000 sont utilisé légalement. A noter que la
plante de coca est une plante sacrée dans la culture andine.

L’économiste Daniel Mejia a assuré que « la différence entre la Colombie
et les autres producteurs de coca, c’est que ce pays est en proie à un
conflit armé interne depuis le milieu des années 60 ».

La culture illégale de cette plante a attiré en Colombie les différents
acteurs politiques et militaires notamment la guérilla communiste, les
FARCS, les milices paramilitaires d’extrême droite…

Suite à la situation qui s’aggrave dans la région, les Etats Unis ont du
consacrer environ 8 milliards de dollars depuis 2000 afin de financer
un programme de lutte contre le trafic et les guérillas tout en
s’appuyant sur une coopération militaire et technologique.

Ce programme de lutte a commencé par interdire l’espace aérien pour les
trafiquants qui ont été contraints d’utiliser la voie terrestre ou
maritime.  De même, la fumigation aérienne des champs de coca a atteint
la plante.

M. Mejia a ajouté que « la lutte anti-drogue n’a pas mis un terme à cette
activité en Colombie, dont le commerce représente plus de 2% du Produit
intérieur brut (PIB) « 
.

L’un des représentants de l’ONU en Colombie a affirmé pour sa part
qu’« il est illusoire de croire qu’on va en finir avec ce problème. Ce
que l’on peut envisager, c’est le contrôler. Afin que l’accès à la
drogue devienne compliqué et cher et qu’elle ne puisse pas parvenir aux
personnes mineures ».

Tags:

Category: Actualité Colombie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *