La fondation Cartier présente « América Latina » en expo de photos

Publié le: 17-01-2014

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(Mis à jour le: 17/01/2014)
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La Fondation Cartier, située au 261 Boulevard Raspail, Paris 14ème est fière de nous présenter une exposition intitulée « América Latina ». Elle se tiendra dans ses locaux jusqu’au 6 avril prochain et la galerie reste ouverte tous les jours de 11h à 20h, excepté le lundi. Le mardi, elle reste ouverte jusqu’à 22h pour offrir aux visiteurs une exposition nocturne insolite.

Comme son nom l’indique, l’exposition se focalise entièrement sur l’Amérique Latine, pas en tant que ville touristique, mais en tant que ville ayant vécu un passé douloureux. Chaque toile met alors en avant ses plaies, ses peurs, ses rêves et sa réalité d’hier et d’aujourd’hui. Les quelques 70 toiles retracent l’histoire du pays depuis 1960 à nos jours.

« América Latina »

« América Latina »

Signé Pablo Ortiz Monasterio, origine du Mexique, on se retrouve face à un mur tagué représentant un jeune ado en petit blouson ouvert et jean déchiré, sautant l’air heureux alors que derrière lui, le mur affiche deux pistolets pointés l’un vers l’autre en-dessus desquels est affiché en lettres capitales l’écriteau « Sex Pistols ». Un tableau qui cache plusieurs sens et représente selon l’auteur la réalité de sa ville natale.

À côté, Vladimir Sersa, originaire du Venezuela, présente des devantures de salons de beauté et de boutiques telles qu’elles sont dans sa ville. Rien à envier aux vitrines des grandes maisons européennes, mais qui pourtant reflètent ce qu’est la vraie vie en Amérique du sud.

L’argentin Facundo Zuviria quant à lui met en scène le déclin économique de son pays qui se traduit à travers des magasins aux rideaux baissés. Son compatriote Marcos Lopéz, né à Santa Fe présente plusieurs images tirées de sa série nommée Tristes Tropiques. Cela en dit long sur ce qu’il révèle dans ses oeuvres. Pour présenter le chaos qui règne dans son pays déchiré, il s’exprime à travers des montages tantôt intrigants tantôt vides de sens mettant en avant une jolie brune faisant la publicité d’un liquide vaisselle. La publicité se déroule à Buenos Aires, à la PLaza de Mayo.

Enfin, pour Miguel Rio Branco, originaire de Rio de Janeiro au Brésil, ses clichés en noir et blanc suffisent pour savoir ce qui le tourmente, une de ses photographies affichant un homme caché dans un casier.

Mais il n’y a pas que ces toiles. Au sein de la galerie, on passe d’histoire en histoire et d’une triste réalité à une autre. En y allant, on se rend vraiment compte qu’au-delà de ses activités et sites touristiques, l’Amérique Latine reste un pays fortement marqué par ses blessures du passé. Les images montrent également que jusqu’à aujourd’hui, ses populations essaient de trouver leur place et de se reconstruire, mais y arriveront-ils ?

Seule l’avenir et l’exposition vous le diront…

 

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