L’Amérique du sud, la nouvelle destination économique mondiale

 

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L’ Amérique du sud un nouveau cap économique mondiale ?

L’ Amérique du sud connait depuis la fin de la décennie une croissance des investissements directs étrangers, en particulier dans le secteur des mines et de l’énergie, qui atteignent les 40% équivalent à 112,6 milliards de dollars, 78 milliards d’euros selon les statistiques de Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Cette hausse a augmenté de 54 % au premier semestre 2011selon la Cepal.

Sao Paulo, le Brésil

sao paulo

sao paulo

Ce saut économique que réalise les pays de l’Amérique latine se croise avec la crise de dette sans précédent sous la quelle sombrent les économies d’Europe et des Etats-Unis, le nouvel monde attire de plus en plus les professionnels des pays développés.

Les espagnols constituent le grand nombre de cette migration, mais cela fait rêver tant de jeunes de partout de l’Europe.

Avec 48,4 milliards de dollars, le Brésil est le premier bénéficiaire. Elle passe du 15ème au 5ème rang mondial dans les investissements directs destinés à la production entre 2009 et 2010. Suivi par le Mexique, 17,7 milliards de dollars, le Chili avec 15 milliards, le Pérou qui affiche une hausse de 7,3 dollars, la Colombie 6,7 et l’Argentine avec 6,1 dollars.

La Commission des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) a déclaré que le montant de ces investissements a augmenté de 84,6% en une seule année. Une augmentation qui reflète l’intérêt énorme des grandes entreprises transnationales pour les pays émergeants en même période où la crise touche l’Europe et les Etats Unis.

Un continent neuf et riche

En fait, la région fait rêver les européens depuis plusieurs années. Juste derrière l’Asie en termes de dynamisme économique, le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie enchaînent des taux de croissance supérieurs à 5%.

L’Amérique du sud déborde de ressources naturelles, de minerais et détient les réserves mondiales d’eau les plus importantes. Le Chili étant le premier exportateur mondial en cuivre, le Pérou le second et le sixième pour l’or, l’Argentine est le premier exportateur d’huile de soja, de farine de soja…

Sur le plan politique, les pays de l’Amérique du sud ont connu des alternances, un peu à la façon du printemps démocratique du monde arabe, depuis les années 1980. Les dictatures militaires se sont déchu l’une après l’autre. L’impact de cette stabilité politique sur la société et l’économie est important.

A coté de ces facteurs, le décollage économique de la Chine et de l’Inde a contribué à cette croissance, les contrats se sont multipliés dans les capitales sud-américaines.

«C’est une évidence, la région regorge de ressources naturelles, qui sont en plein boom à cause de la croissance chinoise et indienne, L’Argentine, par exemple, est l’un des rares pays au monde à pouvoir réaliser de telles quantités de productions agricoles : le pays peut nourrir 600 millions de personnes, pour une population de 40 millions d’habitants. » affirme un banquier européen qui vit en Argentine.

Les grands investisseurs

Ce sont les Nord Américains qui détiennent le grand nombre des investissements avec 17% du total des investissements, suivi par les Pays Bas avec 13%, la Chine 9%, e Canada 4% et l’Espagne avec 4% des investissements.

Aujourd’hui, les pays sud Américain se lancent à la conquête de nouveaux marchés via les grandes entreprises latino-américaines ou ce qu’ils appellent les translatinas. Ces entreprises ont investi la somme record de 43,1 milliards de dollars dans d’autres pays en 2010, affirme le Cepal.

L’Amérique du sud, un nouveau départ

Pour les Espagnols, les dés sont joués une nouvelle génération d’Espagnols sans perspectives d’avenir, succombe à la détresse, alors qu’un continent prêt à poser les fondations de son développement manque de travailleurs qualifiés. « Le climat en Espagne est devenu insupportable pour moi, raconte une Argentine de 50 ans, ayant passé 25 ans de sa vie en Espagne décide de retourner à son pays. Tout le monde est déprimé et, en même temps, comme incapable de réagir… Nous, des crises, nous en avons connu, sans nous laisser abattre. Là-bas, les gens sont comme paralysés, ils ont baissé les bras. Et la déprime est terriblement contagieuse… Je devais partir. »

Le profil type des émigrants en en Amérique latine : la trentaine, très qualifié et célibataire.

« Le monde du travail n’a rien à voir ici et en Espagne. Tu travailles énormément, il y a moins de congés. Mais les efforts sont récompensés. Celui qui travaille bien progresse très vite. Je suis arrivé sans argent, sans réseau, et cinq ans plus tard je m’occupe de la communication de Coca-Cola sur son deuxième marché mondial, et tout ça à 30 ans. En Espagne, je serais encore stagiaire.” affirme  Juan Arteaga, 30 ans, vit depuis 5 ans à Mexico.

Peu importe la raison de cette croissance économique sans précédent que vivent les pays de l’Amérique du sud, la région est le nouvel eldorado des jeunes européens.

 

 

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Comments (1)

  1. SarraOO dit :

    C’est une bonne nouvelle dans cette crise que les pays du monde traverse et c’est une preuve que la stabilité politique et la liberté du peuple créent des miracles 🙂

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