Le Carnaval du Brésil : un événement à ne pas rater !

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(Last Updated On: 25/07/2018)

Chaque année, durant la première quinzaine du mois de février et avant la période du carême, le Brésil est en fête. C’est effectivement durant cette période qu’a lieu le carnaval, célébré sur tout le territoire. Chaque ville et quartier a sa manière de le fêter, mais c’est surtout les carnavals de Rio de Janeiro, de Salvador de Bahia et de Recife-Olinda qui suscitent l’attention, aussi bien des Brésiliens que des étrangers.

Les regards braqués sur Rio de Janeiro

A chaque nouvelle édition du Carnaval, la majorité des visiteurs se ruent à Rio de Janeiro pour faire la fête et assister au défilé des chars et des écoles de samba. Si le festival a, officiellement débuté le 9 février, les défilés se sont tenus du samedi 11 février jusqu’au petit matin du lundi 13 février au sambodrome. Ce centre peut accueillir jusqu’à 72 000 spectateurs.

Les personnes qui y sont venues assister ont pu découvrir, avec émerveillement et admiration, des spectacles hauts en couleurs avec des chars décorés pour représenter, à chaque fois, une scène du passé ou la culture d’un pays. Sur ces chars, des danseurs déguisés se meuvent au rythme de la musique et bien sûr de la samba. Chaque école et char a sa propre chorégraphie, car le carnaval de Rio est aussi une question de compétition pour les participants.

En effet, les écoles ne font pas que défiler, mais elles entrent en compétition. Des jurys spécifiques se chargent de les noter sur la base de critères très précis comme la pertinence du thème choisi, la qualité de la musique lancée, le savoir-faire des danseurs, la décoration des chars, … Pendant près d’une heure, la performance de chaque école est jugé au crible par les juges qui vont ensuite les noter et élire, à l’issue du carnaval, la meilleure d’entre elles.

Carnaval du Brésil

13 écoles au lieu de 12

Ce ne sont pas toutes les écoles de samba du Brésil et de Rio de Janeiro qui ont la chance de participer à ce défilé. Seules les élites peuvent y participer et bien avant le Carnaval, elles ont été sélectionnées par les juges.

Généralement, les participants sont au nombre de 12, mais cette année, on a vu défiler 13 écoles et pour cause : il n’y a pas eu de relégation en 2017 suite à l’accident d’une des écoles, Paraiso do Tuiuti.

Il faut savoir que si pour les spectateurs, le Carnaval est un loisir, pour les écoles, il est pris très au sérieux. Ces dernières s’entraînent d’ailleurs pendant presque une année afin de remporter le concours. Par ordre de passage durant le défilé, les écoles concourantes pour l’année 2018 sont :

  • Império Serrano qui a opté pour thème « L’Empire de la samba sur la route de la Chine »
  • Sao Clemente qui a dansé sur le thème « Académiquement populaire »
  • Unidos de Vila Isabel qui a adopté le thème « Cours car le futur arrive »
  • Paraiso do Tuiuti qui a eu pour thème « Mon Dieu ! Mon Dieu ! L’esclavage est-il aboli ? »
  • Academicos de Grande Rio avec le thème « Tu montes sur le trône ou non ? »
  • Estaçao Primeira de Mangueira avec pour thème « Avec ou sans argent, je m’amuse ! »
  • Mocidade Independente de Padre Miguel avec le thème « Namasté : l’étoile qui habite moi accueille celle qui existe en toi »
  • Unidos de Tijuca avec le thème « Un cœur urbain : Michel, archange des arts, salue le peuple et demande à voyager »
  • Portela avec le thème « Soudainement de là par ici et soudainement, d’ici par là »
  • Uniao da Ilha do Governador avec pour thème, « Brésil gourmand »
  • Academicos de Salgueiro avec le thème « Dames du ventre du monde »
  • Imperatriz Leopoldinense avec le thème « Une nuit royale au Musée National »
  • Beija-Flor de Nilopolis avec le thème « Le monstre est celui qui ne sait pas aimer. Les fils abandonnés de la patrie qui leur a donné naissance »

carnaval de Rio de Janeiro

Des messages politiques véhiculés

Le principe général du Carnaval est d’oublier les soucis du quotidien. Toutefois, les participants n’ont pas pu s’empêcher de transmettre, à travers leur thème, leur danse et le décor de leur char, des messages ciblant directement leurs dirigeants.

Parmi les premiers visés, il y a le maire Marcelo Crivella qui a réduit de moitié les subventions attribuées aux écoles de samba, car il est contre le carnaval. En tant qu’ancien pasteur évangélique, il n’est effectivement pas d’accord avec tous les excès de la fête.

A part le maire, l’Etat a aussi été visé, car le peuple n’en peut plus de sa pauvreté et des histoires de corruption qui règnent au pays.

La sécurité plus forte

L’an dernier, un accident de char s’est déroulé au Carnaval entraînant la mort d’une journaliste et de nombreux blessés. Pour que pareil épisode ne se reproduise plus, les normes de sécurité ont été renforcées. Pour la première fois depuis l’histoire du Carnaval, l’année 2018 a imposé un éthylotest aux conducteurs de char.

Les mesures ainsi renforcées, les participants pourront continuer à profiter du Carnaval qui prendra fin le lundi 19 février prochain.

 

 

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