Minino Garay relance le cuarteto

Publié le: 17-01-2014

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(Mis à jour le: 25/07/2018)
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Minino Garay est un célèbre percussionniste argentin. On le connait surtout dans le milieu du Jazz alors, on s’étonne un peu de cette « nouvelle » tendance qu’il nous apporte. Pas si nouvelle que cela toutefois, car le cuarteto date de juin 1943.

Minino Garay

Minino Garay

Dans Libération du 14 mars 2002, le musicien nous a déjà parlé de cette musique comme celui de son enfance et déjà à cette époque, il nous a promis qu’un jour, il reviendra là-dessus. Alors qu’on ne s’y attendait, voilà qu’il réapparait avec un nouveau disque nommé Asado qui ne regroupe que du cuarteto. Chose promise, chose due.

Si Garay a tenu à nous le présenter, c’est parce que c’est cette musique qui l’a bercé tout au long de son enfance et son adolescence. De plus, en éditant ce disque, il rend hommage à son oncle producteur qui est décédé récemment.

Soulignons que le cuarteto est pour Minino une histoire de famille. En effet, son oncle, Ranulfo Taboada, le frère de sa mère a créé le tout premier groupe féminin de cuarteto que l’on a connu sous le nom de Las Chichi. Sa mère, Nury Taboada, a composé plusieurs morceaux pour ce groupe et c’est alors tout naturellement que Minino s’y est à son tour mis.

D’ailleurs, à partir de 13 ans, il jouait la batterie et les timbales dans des groupes de cuarteto et a reçu une formation très jeune.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Garay Minino a tenu à souligner que le cuarteto est né du mélange de la tarentelle et du paso doble. Autrement dit, il a à la fois une origine italienne qu’espagnole.

Le cuarteto connaîtra-t-il le succès escompté ?

Selon Minino, il n’y a aucun doute là-dessus. En effet, durant le festival de jazz de Saint-Emilion, en Gironde, son groupe a déjà joué un morceau en public qui a été charmé. Pour ce petit test surprise, le groupe a interprété Indifférence de Tony Muréna que Christophe Lampidecchia a joué à l’accordéon. Même si ce morceau est plus de la java, les spectateurs ont adoré donc aucun doute que le cuarteto leur fassent le même effet vu qu’il n’y a pas beaucoup de différence entre les deux.

Pour le percussionniste, ce n’est pas tant le public qu’il craint, mais plutôt les musiciens de son groupe qui sont un peu déphasés devant ce nouveau genre de musique. Néanmoins, tous ensemble, ils ont réussi à sortir Asado et on les félicite tous.

Lors d’une tournée qu’il a effectuée en Argentine avec son équipe, Minino et ses musiciens ont eu le plaisir d’entendre du cuarteto, mais qui n’a toutefois rien de commun avec le style originel. Il se pose alors comme nouveau challenge de réhabiliter dans toute sa splendeur le cuarteto, comme il l’a connu et vécu à Córdoba, pays de son enfance.

Dans ce nouveau disque qu’est Asado, le musicien a eu le plaisir de travailler avec nombreux de ses amis et collègues dont Kevin Johansen, le chanteur de rock, Léon Gieco et un vieil ami nommé Mario Rubén González que l’on a surtout connu sous le pseudo de Jairo.

C’est à ce dernier que Garay Minino est le plus attaché étant donné que c’est lui qui l’a parrainé à son arrivée en France. À cette époque, Jairo était un chanteur de charme déjà connu en France, mais il n’a toutefois pas hésité à laisser cette carrière derrière lui, pour rentrer au pays (l’Argentine) et y promouvoir la musique traditionnelle.

Un parcours que son filleul semble poursuivre, néanmoins, pour Minino, le cuarteto reste une de ses spécialités et quant au reste, il compte continuer.

Minino est passé en prime time sur France 2 samedi dernier pour présenter son nouveau disque et c’est avec une version cuarteto de « Yeux revolver » de Marc Lavoine qu’il nous a convaincu.

Pour rappel, le cuarteto est né le 4 juin 1943 et on l’appelle également tunga-tunga. C’est le Cuarteto Leo qui en a joué pour la première fois sur une petite station radio locale et dès les années 60, il connut un succès national. Il inspire très vite de nombreux groupes dont les Las Chichi qui, grâce au cuarteto, ont connu la gloire. À l’origine, ce type de musique mettait en scène l’accordéon, la basse, la batterie, le piano et le chant. Aujourd’hui, ces bases sont plus ou moins encore présentes, du moins si on suit le cuarteto by Minino Garay.

 

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