Ouro Preto Minas Gerais : l’age d’or du Brésil

 

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Ouro Preto Minas Gerais : l’age d’or du Brésil
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Ouro Preto Minas Gerais :

Ouro Preto, ancienne cité prospère de l’Etat du Minas Gerais au Brésil est aujourd’hui une petite ville qui a su garder son authenticité et son charme colonial. Souvent négligée par les touristes, lui préférant l’ambiance urbaine de Rio de Janeiro ou de São Paulo, elle est un havre de paix où l’on retrouve sérénité et la joie de vivre des Brésiliens. Pour ceux qui veulent s’offrir une halte reposante, mais culturellement riche durant un séjour au Brésil, c’est une destination que je recommande volontiers.

Ouro Preto, anciennement « Vila Rica »

Située à environ 513 km de Rio, dans la région Sudeste du Brésil, Ouro Preto a été fondée au 18e siècle par les « bandeirantes » ou pionniers. Ce sont des colons Européens qui se sont installés dans la région après y avoir découvert des gisements d’or. Très vite, d’autres étrangers ayant eu vent de la nouvelle s’y sont rués dans l’espoir d’y faire fortune. La ville a été fondée, officiellement, le 8 juillet 1711 sous le nom de « Vila Rica » ou « Riche vallée » avant de prendre le nom d’Ouro Preto signifiant « or noir ».

Elle connut par la suite une expansion rapide et en 1750, on lui comptait plus d’habitants qu’à Rio ou à New York. A cette époque, la prospérité de la ville était telle qu’on lui attribua le titre de capitale du Minas Gerais. Elle le reste pendant plusieurs décennies, entre 1720 à 1897.

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Une carte du Minas Gerais avec Belo Horizonte et Ouro Preto

En savoir plus sur l’Etat du Minas Gerais : l’Eldorado Brésilien

Durant cette période faste, elle a été considérée comme le centre de l’âge d’or au Brésil et le précurseur de la ruée vers l’or dans le pays. Même si cette richesse lui a permis de se créer un patrimoine riche, elle a quand même eu des revers.

D’une part, l’arrivée massive de chercheurs d’or dans la région a entraîné une surexploitation des mines durant le 18e siècle. Résultat : elles se sont vite taries et au 19e siècle, elles étaient quasiment épuisées, mettant ainsi fin à cette prospérité.

D’autre part, l’installation des colons dans la région a forcément eu des répercussions négatives sur les autochtones. Ces derniers sont, à maintes reprises, entrés en conflit avec les Portugais pour les chasser. Parmi les conflits les plus marquant de cette période, il y a eu la guerre des Emboabas et l’Inconfidence Mineira. La première a opposé les explorateurs aux colonisateurs Portugais tandis que la deuxième a opposé les habitants locaux aux Portugais.

Un patrimoine riche

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Les constructions à Ouro Preto

Durant sa période prospère, les habitants d’Ouro Preto ne comptaient pas les dépenses. Très vite, leur ville s’est dotée de superbes monuments dont la majorité a été dessinée par Aleijadihno. Cet architecte-sculpteur était surnommé « le petit estropié », car il était atteint de la lèpre. Cela n’a toutefois rien enlevé à son talent puisque son nom figure, aujourd’hui encore, parmi les plus importants architectes du Brésil.

Cet architecte baroque a d’ailleurs laissé de nombreux monuments dans diverses villes du Brésil et principalement à Ouro Preto, sa ville natale. A travers ses édifices, dont un grand nombre d’églises, on reconnaît facilement le style baroque qui lui était cher.

De son vrai nom, Antônio Francisco Lisboa, est né durant les années 30 (1730 ou1738, les sources divergent) et est décédé le 18 novembre 1814.

Ouro Preto, classée au patrimoine mondial de l’Unesco

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Ouro Preto

Lorsque les mines s’épuisent au cours du 19e siècle, la ville est petit à petit abandonnée. Le transfert de la capitale de l’Etat à Belo Horizonte en 1897 a encore souligné ce déclin.

Cela a toutefois eu du bon, car son abandon lui a permis de conserver intact son patrimoine. C’est pour cela que je vous parlais, plus haut, de son authenticité. Lorsqu’on arrive à Ouro Preto, c’est comme si on faisait un saut dans le temps. La ville affiche toujours ses importants dénivelés, ses rues pavées et un grand nombre de ses bâtiments signés Aleijadinho. En gros, un aspect colonial qui se rapproche un peu du quartier de Pelourinho à Salvador.

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Les dénivelés à Ouro Preto

Il a toutefois fallu attendre l’année 1980 pour qu’elle soit classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est l’IPHAN qui en a fait la proposition à l’Unesco après avoir découvert que le patrimoine de la ville était menacé par l’industrialisation et la modernisation. Pour sa protection et sa préservation, la proposition a été déposée et le 5 septembre 1980, Ouro Preto est devenue le premier bien culturel du Brésil à être classé par l’Unesco au même titre que les autres monuments déjà classés sur son patrimoine mondial.

Que voir et que faire à Ouro Preto ?

En tant que site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, Ouro Preto abrite de nombreux monuments. Toutefois, c’est surtout son ensemble qui séduit le regard. Pour admirer sa beauté et ses trésors, je vous invite à flâner dans la ville et dans ses alentours. Chaussez une paire de chaussures de marche, car en tant que cité fondée dans la vallée, elle compte de nombreuses pentes raides. Alors oui, il faut des efforts pour les gravir, mais à chaque fois qu’on arrive au sommet, la splendeur de la vue nous fait oublier la fatigue.

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Les monuments d’Ouro Preto

Parmi les sites les plus prestigieux de la ville, la majorité se situe autour de la place centrale, la « place tiradentes », mais on en trouve encore d’autres à travers la ville. Les plus incontournables sont :

  • le « Palacio dos Governadores » ou palais des gouverneurs devenu depuis l’école des mines et de la métallurgie ;
  • l’ancienne « Casa de Câmara e Cadeia » ou centre administratif et pénitencier qui abrite aujourd’hui le Musée de l’Inconfidência;
  • les musées de l’Oratorio et celui des Sciences et Techniques de l’école de Minas. Ce dernier abrite une importante collection minéralogique.
  • le Teatro Municipal, anciennement Opéra de la Vila Rica. C’est le plus ancien théâtre encore en activité au Brésil. Outre son architecture, son histoire est encore plus importante, car il a été le premier établissement à avoir autorisé les femmes à monter sur scène.
  • les églises baroques qui affichent toujours les sculptures d’Aleijaidihno. Ces édifices se démarquent aussi par leurs plafonds que Manuel da Costa Athaide a recouvert de magnifiques fresques

Même si Ouro Preto est une ancienne cité coloniale, on n’y trouve ni de monastères ni de couvents. En effet, la Couronne portugaise y a interdit l’aménagement de tels établissements. A la place, on y a construit des églises et de chapelles. Parmi celles qu’il faut absolument découvrir, il y a l’église de Saint-François d’Assise qui se démarque avec ses sculptures en bois et en pierre de savon, l’église du Pilar riche en histoire, …

Par ailleurs, à part son patrimoine, la vie à Ouro Preto est aussi à découvrir. Les habitants chaleureux et souriants vous accueilleront les bras ouverts. Ces derniers, composés de nombreux étudiants réunis au sein des 300 fraternités de la ville, sont très amateurs de fêtes. Les soirées y sont alors très animées et bien arrosées de cachaça. La plupart du temps, ces rendez-vous festifs ont lieu dans les ruelles de la ville.

Et toujours en parlant des étudiants, ces derniers organisent tous les ans un grand carnaval universitaire.

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Comments (2)

  1. Paul dit :

    Ouro Preto
    en 2009, je suis passé à 50 kms de Ouro Preto
    mais on a pas eu le temps de s’arreter
    c’est un grand regret, vraiment
    bon on y retourne en 2013
    on ira cette fois à Ouro Preto

  2. Alain dit :

    L’or
    c’est dans le minas Gerais

    il n’y a vraiment plus d’or dans ce coin
    ils ont épuisé toutes les ressources
    dommage
    je crosi qu’il y en a encore beaucoup en Amazonie
    https://www.ameriquedusud.org/lamazonie-une-region-de-lamerique-du-sud/

    ils sont en train de tout saccager la bas avec le mercure

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