Arrestation de hauts dirigeants de la FIFA

Publié le: 03-06-2015

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(Mis à jour le: 06/03/2019)
Arrestation de hauts dirigeants de la FIFA
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Alors que la FIFA s’apprêtait à élire son nouveau président, elle fut emportée dans un scandale sans précédent. En effet, mercredi 27 mai, sept de ses hauts dirigeants ont été arrêtés pour corruption et blanchiment d’argent.

Arrestation de hauts dirigeants de la FIFA

14 personnes inculpées

La justice américaine a tenu à préciser que 14 personnes étaient concernées par cette procédure dont neuf élus et cinq professionnels du marketing sportif. Au total, ils étaient 14 à être inculpés, mais seulement sept ont été arrêtés jusqu’ici à savoir :
– Jeffrey Webb, vice-président et la fédération et membre du comité exécutif
– Eduardo Li
– Julio Rocha
– CostasTakkas
– Eugenio Figueredo
– Rafael Esquivel
– José Maria Marin

 

Les faits réels

La justice new-yorkaise et l’Office Fédérale de la justice suisse accusent ces personnes d’avoir accepté des pots-de-vin et des commissions dont le montant total s’élève à plusieurs millions de dollars. Elle précise que ces faits remontent jusqu’au début des années 90 soit durant ces vingt-quatre dernières années. Des faits présumés qui concerneraient l’attribution de plusieurs éditions de la Coupe du monde et des contrats de marketing ainsi que des droits de retransmission télévisée.

 

Des comptes bloqués

Face à ces soupçons, la justice suisse a déclaré avoir bloqué de nombreux comptes bancaires auprès de divers établissements suisses. Selon elle, c’est sur ces comptes que l’argent a transité depuis plusieurs années. Pour prouver ces accusations, le siège de la confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique central et des Caraïbes qui se situe à Miami a fait l’objet d’une perquisition.

Soupçon de blanchiment d’argent

Autre accusation qui flotte sur la tête de ces cadres de la FIFA : le blanchiment d’argent. C’est le parquet suisse qui l’a évoqué dans un communiqué en déclarant d’une procédure pénale contre X a été lancé le 10 mars dernier pour blanchiment d’argent et gestion déloyale des attributions des Coupes du Monde de football pour 2018 et 2022. Des dates qui concernent les prochaines coupes du Monde en Russie et au Qatar. Pour cette accusation, des documents électroniques ont été saisis au siège de la FIFA, à Zurich. C’est également à Zurich que les sept cadres ont été arrêtés mercredi dernier par la police suisse à la demande de la justice américaine. Les sept personnes arrêtées ont été placées en détention et seront extradées vers les États-Unis pour répondre des accusations portant contre elles.

 

La FIFA s’exprime

Face à ces tourments, la FIFA n’est pas restée dans l’ombre, mais a tenu à faire des déclarations surtout que le scandale est survenu peu avant son congrès annuel et l’élection de son nouveau président. Une occasion importante pour Joseph Blatter, actuel président de la fédération depuis 1998 et qui compte remporter un cinquième mandat.

 

Une plainte interne ?

Coup de théâtre pour les personnes accusées, car Walter De Gergorio, directeur de la communication de la FIFA, a déclaré durant la conférence de presse que c’est la fédération même qui a déposé la plainte qui pèse contre elles. Selon le directeur de la communication, la plainte a été déposée le 18 novembre de l’année dernière pour « possibles comportements répréhensibles » quant à l’attribution des coupes du monde de 2018 à la Russie et de 2022 au Qatar. C’est d’ailleurs à partir de cette plainte que la justice suisse et ka justice américaine ont ouvert leurs enquêtes.

La Suisse, concernée ?

Lorsque la FIFA a porté plainte, l’instance a soulevée que des transferts internationaux de patrimoine en relation avec la Suisse avaient eu lieu et que cela mérite un examen minutieux de la part des autorités pénales.
Aussi, le ministère de la justice suisse a déclaré que « les enrichissements illégitimes se seraient déroulés en partie au moins en Suisse ».

La FIFA prête à collaborer

Même si le scandale a fini par éclater au mauvais moment pour la FIFA, elle se dit prête à collaborer et ce, même si la fédération n’est pas connue pour sa transparence. Walter De Gregorio n’a pas omis de préciser que lui-même et le président de la FIFA ne sont pas concernés par les faits rapportés dans cette procédure. Il a également ajouté que ces interpellations sont une bonne chose pour la FIFA puisqu’elles permettent de clarifier les choses en ce qui concerne les coupes du monde de 2018 et 2022. L’image et la réputation ne sont donc pas, comme certains le supposent, les précurseurs de cette plainte.

 

L’élection du président de la fédération maintenue

Malgré le scandale, l’élection du nouveau président de la FIFA qui s’est déroulée vendredi 29 mai dernier a été maintenue. Joseph Blatter, aujourd’hui âgé de 79 ans n’a donc eu qu’un seul adversaire en la personne du prince Ali de Jordanie. Ce dernier ainsi que Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel français, se sont dit attristés par les faits qui portent atteinte à l’image du football.

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