Coquimbo : les joueurs de Coquimbo Unido se relèvent après le séisme

Publié le: 25-09-2015

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(Mis à jour le: 28/10/2018)

Un séisme de magnitude 8, 3 a frappé le Chili le 16 septembre dernier et a complètement ravagé la petite ville portuaire de Coquimbo et ce, même si le nom de cette ville signifie « Les eaux tranquilles ». Au lendemain de cette catastrophe, les habitants essaient tant bien que mal de reconstruire et l’équipe de football de la ville, le Coquimbo Unido fait tout pour que la vie reprenne.

Des dégâts importants

Selon les habitants, le tremblement de terre du 16 septembre était plus fort que celui de 2010 ou même de 1985. Il faut dire que le Chili est une zone sismique et en connaissance de cause, les habitants se préparent toujours au pire. Quand la catastrophe vient toutefois, la préparation semble vaine puisque la panique prend toujours le dessus. Pour la catastrophe du 16 septembre, la panique était plus forte puisque le tremblement avait une magnitude de 8, 3. Son intensité explique les nombreux dégâts qu’il a laissés après son passage. Bateaux tutoyant les restaurants, commerces, boutiques et restaurants ravagés, maisons effondrés, coupure d’eau et d’électricité, … la petite ville de Coquimbo était méconnaissable. Le seul endroit qui n’en a pas trop souffert est sans nul doute le grand stade Francisco Sánchez Rumoroso.

Grand stade Coquimbo

Le grand stade presque intact

Le stade n’a pas effectivement trop souffert de ce séisme puisqu’à part quelques vitres cassés et des petits bouts de murs tombés, tout est resté à sa place. Inauguré en 1970, ce stade a une capacité de 18 000 places et est actuellement en travaux pour accueillir le Mondial des moins de 17 ans. Pour Victor Hugo Castañeda, entraîneur de Coquimbo Unido, voir le stade intact a été un soulagement, car un site aussi important, implanté sur une zone sismique se doit de résister à la pire des catastrophes.

Le séisme vécu par les joueurs de Coquimbo Unido

Selon l’entraîneur de l’équipe, tous les joueurs se sont rendus à la campagne chez Diego Carrasco. Aucun d’entre eux n’a été blessé, toutefois, Gonzalo Menéndez, le milieu de terrain argentin, a eu une petite frayeur lorsqu’un bout de pierre venant du toit est tombé sur la tête de sa femme. Cette dernière a été rapidement soignée et se porte très bien. Le traumatisme lui est toutefois resté puisque le joueur avoue n’avoir jamais vécu pareille situation auparavant. Pour lui comme pour les autres Argentins de l’équipe, la panique a donc été très forte.

Match annulé

Après le séisme, tous les matches programmés ont été reportés parce que le temps est à la reconstruction. D’ailleurs, même si le centre d’entraînement n’a pas souffert, aucun joueur ne s’est pointé et le planning a dû être reprogrammé. Par coïncidence, le match contre Everton a été lui aussi annulé par la Fédération chilienne. Selon le général Razal, ces annulations sont totalement justifiées puisqu’au lendemain du séisme, même si le stade est intact, on ne sait pas encore s’il pourra supporter trop de personnes. Quoi qu’il en soit, les responsables travaillent pour reprogrammer la prochaine rencontre.

Tomber pour mieux se relever

Pour le Coquimbo Unido, fondé en 1958 et actuellement dernier de la seconde division chilienne, ce séisme est une occasion pour mieux se relever. Les joueurs, après ce repos forcé des matches annulés, sont d’ailleurs impatients de reprendre le jeu pour redonner un peu de joie aux supporters. Avant de se remettre à jouer, l’équipe a toutefois décidé de prêter main forte aux habitants pour le nettoyage et la reconstruction. Le but : montrer aux habitants qu’ils ne sont pas seuls et que même s’ils viennent de vivre un drame, l’entraide peut être une force. Eduardo Medina a tenu à souligner que même si les caisses de l’équipe étaient vides, la solidarité sociale est plus qu’importante. Après la reconstruction, le football doit leur redonner espoir pour qu’ils réapprennent à vivre de nouveau en allant travailler, en s’occupant des enfants et en allant assister au match au stade. Un match amical contre le club rival devrait d’ailleurs être organisé pour redonner la joie de vivre aux habitants et récolter des fonds.

Le traumatisme reste vif

Pour les Coquimbanos, vivre un séisme est courant et ils savent qu’à tout moment, la mer peut reprendre ce qu’elle leur a donné. Toutefois, chaque séisme laisse toujours derrière lui un vrai traumatisme. Pour les joueurs de l’équipe, le traumatisme est plus moral que physique, mais chacun d’entre eux essaie de le surmonter pour les habitants et pour leur propre bien. La vie doit reprendre et ensemble, ils sont sûrs d’y arriver.

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