Circuit en Colombie : les étapes incontournables

 

Voyage en Colombie | Colombie

Circuit en Colombie : les étapes incontournables
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Alors que pour certains la Colombie est une destination pas vraiment emballante, pour moi, elle est un rêve de gosse que j’ai enfin pu réaliser. Bien sûr, j’ai entendu parler de Pablo Escobar et de son règne mafieux, mais maintenant qu’il fait partie du passé, le pays a vraiment changé de visage. Il n’est certes pas aussi développé que la France ou les Etats-Unis, mais sur le sol colombien, les habitants ont gardé leur chaleur humaine, leur hospitalité, leur culture et leur convivialité. Sans compter qu’on y fait de belles découvertes allant des paysages tropicaux aux paysages nordiques des Andes. Pour vous donner un aperçu de ce qu’elle a à proposer, voici quelques étapes qui m’ont réellement marqué.

La ville de Medellin

Medellin

Je vous le concède, une mégalopole enfumée par les gaz d’échappement n’est pas vraiment séduisant, mais Medellin est une ville historique de la Colombie donc je prends le temps de la visiter. Pourquoi elle est rentrée dans l’histoire ?

Parce que c’est là que se trouvait autrefois le siège du cartel mené par Pablo Escobar. Ce dernier tout en faisant preuve d’une grande générosité envers les plus pauvres semait la terreur chez ceux qui voulaient le défier. Pendant longtemps, Medellin a été considérée comme la ville la plus violente de la Colombie, mais depuis la chute du parrain, le niveau de sécurité s’est grandement amélioré. La preuve, la ville est aujourd’hui considérée plus sécurisée que Paris et j’en ai vite eu confirmation.

Bien sûr, il faut quand même rester vigilant surtout de nuit et dans le cas où vous traînez dans le quartier de Poblado, mais jusque-là, rien d’anormal étant donné que ce conseil reste valable où que l’on aille. Dans le cas où vous êtes un peu trop parano, adressez-vous à une agence pour bénéficier d’une visite guidée et plus « safe » de la ville. En avantage, vous découvrirez les points les plus importants de la ville, mais en inconvénient, vous raterez quand même quelques zones peu importantes d’un point de vue touristique, mais que j’ai aimé découvrir puisqu’elles m’ont rapproché des habitants.

C’est ainsi que j’ai pu rencontrer des gens vraiment sympathiques et très polis. Les Medelliniens sont également des gens souriants, qui aiment discuter et prendre leur temps quoi qu’ils fassent. Pendant le séjour, il ne se passait pas un jour où je n’ai pas entendu la petite phrase « Tranquila, mamita » ou « Tranquilo, papito ».

Les villages de Villa de Leyva et de Barichara

Après une longue semaine à Medellin, je m’en vais découvrir la capitale du pays à savoir Bogota. Cette mégalopole multiculturelle est immense et très peuplée. Personnellement, je ne l’ai pas trop trouvé à mon goût, mais elle recèle quand même quelques trésors inestimables à découvrir comme le Musée Botero, la Place Bolivar, le Cerro de Monserrate, …

Après deux jours dans la capitale, je l’abandonne pour poursuivre ma route vers le nord-est du pays. Sur le chemin, je découvre deux agréables villages où j’ai séjourné plus d’une semaine.

Villa de Leyva :

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Dès qu’on entre dans le village, la première chose qui me vient en tête c’est que je vais y rester quelques jours. Je suis littéralement tombé sous le charme de cette petite ville paisible dont les ruelles pavées, pourtant étroites, me semble si vastes vu la quasi-absence de véhicules. On y trouve bien sûr des voitures et même des cars et des camions, mais les embouteillages ne sont pas d’actualités.

Les ruelles sont entourées de maisons blanches aux vérandas tantôt vertes tantôt marrons selon la couleur naturelle du bois utilisé pour leur confection. Aucun immeuble ou demeure de plus d’un étage ne vient casser la jolie harmonie des demeures bien alignées et ici et là, les murs sont parfois couverts de plantes vertes grimpantes aux fleurs de couleur vive ou des pots de fleurs en terre cuite établis de manière originale.

Après avoir trouvé un petit hôtel confortable, je pars me promener pour découvrir un peu plus loin et à ma grande surprise, une immense place centrale bordée par une petite église. Par rapport à la taille des maisons et aux petites rues, cette immense place semble un peu superflue, mais les habitants aiment s’y donner rendez-vous pour discuter.

En deux jours, j’ai fini de visiter le village, mais au troisième jour, je le refais, cette fois-ci, à bord d’une voiture tirée par un cheval. A partir du quatrième jour, je sors des sentiers battus pour découvrir les environs. Je commence par une ascension du mirador au sommet duquel se situe une gigantesque statue du Christ. En descendant du sommet, j’atterris dans la Casa Terracota, une maison entièrement construite en terre cuite. Il est possible de la visiter pour quelques euros.

Barichara :

Barichara 

En quittant Villa de Leyva, j’arrive à Barichara le lendemain. Ce village affiche un peu le même style que son voisin avec ses ruelles pavées bordées de maisons blanches aux toits de tuiles.

En ce qui concerne Barichara, le mot « paisible » semble insuffisant pour décrire son côté trop calme. Les rues sont quasi-désertes et pourtant, on sent bien que c’est un village habité. Quoi qu’il en soit, je me fais plaisir en partant à sa découverte.

Après un alignement de maisons blanches, j’atterris devant une église pittoresque que l’on peut visiter. Là encore, elle est quasi-déserte et je comprends aisément que je m’y rends un mardi donc cela est normal.

La visite du village se fait en moins d’une journée du coup, le lendemain, je me promène dans ses environs pour découvrir le paysage. Attention, prenez soin de mettre des chaussures de marche plates, car en dehors du village, les pavées sont très inégales. En allant encore plus loin, j’arrive dans le creux d’une vallée puis dans un champ de cacaoyers. Un habitant passant par là m’oriente ensuite vers le village de Guane qui est encore plus petit que Barichara, mais offre la même ambiance et la même architecture. La visite de Guane fut aussi très brève donc après quelques heures, je prends un bus pour remonter à Barichara. Si la descente a été agréable, remonter à pieds ne me disait pas trop donc ce sera le bus.

L’île de San Andres

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Cette étape a été l’une de mes préférées, car je quittais un peu la terre ferme pour atterrir sur une île exotique baignant dans la mer des Caraïbes. Ce bout de terre est entouré d’une mer chaude dont la couleur turquoise ravit le regard.

L’île de San Andres est un petit paradis avec ses bandes de plages de sable blanc bordées de cocotiers d’un beau vert. Au-delà de front de mer, on retrouve des complexes hôteliers dissimulant la ville de San Andres.

Je m’y dirige une fois repu par la mer et à mon grand bonheur, je découvre un paradis du duty free ou de la détaxe. En effet, la TVA n’y a aucun droit du coup les touristes y font le plein de whiskies, de vêtements de marque, des parfums de grandes parfumeries, … J’avoue, je me laisse tenter par quelques emplettes avant de rentrer à l’hôtel. Mon séjour sur cette île colombienne aura néanmoins duré une belle semaine. Une semaine durant laquelle je multiplie les baignades en mer, les plongées sous-marines, les sorties en mer et les plats exotiques.

Si San Andres est la plus grande ville de l’île, elle recèle également quelques villages côtiers paisibles comme celui de San Luis. Ce dernier est bordé par de superbes plages et la fameuse Piscinita. Une piscine naturelle seulement accessible par des escaliers en bois.

Il y a également le village d’El Cove où la convivialité des habitants est vraiment au top.

Le village de Mongui

Le village est vraiment beau avec ses petites maisons blanches aux toits de tuiles, ses petites rues paisibles et sa place principale où les géraniums en fleur nous accueillent dans un brouhaha de couleurs.

Comme les autres villages que j’ai pu visiter, l’architecture est la même et l’ambiance toujours aussi chaleureuse. Mais mon séjour dans ce village a une raison précise : faire la randonnée vers le Paramo de Oceta. L’ascension s’arrête 1 000 m plus haut et même si un détour forcé m’a été imposé, l’ancien chemin faisant désormais partie d’une propriété privée, la promenade fut des plus agréables. Sur le chemin, je découvre des frailejones, des sortes de petits palmiers dotés de feuilles de velours et des petites fleurs jaunes.

Un peu plus loin, on atteint un sentier recouvert de mousse rebondissante qui atténue nos pas et enfin, au bout du périple, j’aperçois enfin la Laguna Negra. La lagune est vraiment très noire ce qui lui donne un air mystérieux. Je préfère ne pas m’y aventurer donc je rebrousse chemin pour le village de Mongui.

Informations pratiques

Et pour ceux qui hésitent à faire ce voyage pour des questions de commodités, sachez que comme tout autre pays de l’Amérique du Sud, la Colombie possède des infrastructures modernes et développées à certains endroits. Durant mon séjour, voici ce que j’ai pu observer :

Côté transport :

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Dans les aires urbaines, vous avez les bus et les taxis. Si vous sortez des agglomérations, vous avez le choix entre les autobus et les avions.

Pour certains, prendre l’avion est la meilleure alternative, car non seulement la voie aérienne est plus rapide, mais en plus, les billets sont assez abordables. Et compte-tenu de l’étendue du pays et du mauvais état des routes, cela est compréhensible, du moins en théorie.

Dans la pratique, moi j’ai opté pour le bus, car en amateur d’aventures que je suis, c’était pour moi le choix qui s’imposait et pas seulement d’un point de vue budget. Cela m’a permis de connaître plus de monde et de voir plus de paysages.

Pour les bus, de nombreuses compagnies proposent leurs services. Les réservations ne sont pas obligatoires, mais quand même recommandées surtout pour les longs trajets et les voyages de nuit.

Côté restauration :

Les Colombiens sont des cuisiniers méticuleux. Dans les restaurants, on trouve toutes sortes de plats allant des plus raffinés aux plus simples, mais chaque fois, la présentation et la saveur sont au rendez-vous. Comme partout ailleurs, on y trouve bien sûr des plats bourratifs, mais pas exclusivement. Vous pouvez très bien manger sainement en Colombie donc halte aux idées reçus.

Au pire des cas, les marchés y sont nombreux et tous proposent des fruits et légumes frais. Vous pourrez donc vous concocter vos propres repas à base de produits frais et surtout bio. Et pour les végétariens, le choix est très large.

Côté hébergement :

On trouve un grand nombre d’hôtel en Colombie même dans les villages reculés dont je vous ai parlé plus haut. Côté tarif, cela dépend bien sûr du standing et du cadre, mais en général, c’est très abordable. Pour quelques euros, on a droit à des chambres super clean, bien aérés et confortables qui plus est.

Si votre voyage est prévu pour la haute saison comme Noël ou Pâques, pensez à réserver vos hôtels avant même de prendre l’avion, car l’affluence est assez forte à ces périodes.

Côté sécurité :

Autrefois, la Colombie et plus précisément Medellin étaient des zones où l’insécurité était très élevée. Aujourd’hui, le gouvernement mène de réels efforts pour combattre le crime et depuis, la sécurité est assez bonne, même dans l’ancienne ville de Pablo Escobar.

Petit conseil : évitez de trop dénigrer le baron de la drogue quand vous serez en Colombie, car combien même il a semé la terreur, il reste un homme bon et généreux pour ceux qu’il a aidé par le passé.

Pour en revenir à la sécurité, voici quelques conseils :

  • Eviter de marcher trop tard la nuit surtout dans certains quartiers des grandes villes : mieux vaut prendre un taxi. Dans les zones reculées, la sécurité est meilleure, mais il faut toujours rester prudent
  • Eviter de faire étalage de ses objets de valeur, appareils photos et smartphones compris
  • Si quelqu’un vous dit «  ne donne pas la papaye », cela signifie « ne tente pas le diable » donc tenez-vous bien
  • Apprenez quelques mots d’espagnol pour comprendre et se faire comprendre

Côté bonne période :

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Il est possible de visiter la Colombie tout au long de l’année, mais il faut quand même noter que :

  • La température est assez fraîche dans les Andes
  • Le climat est sec et chaud dans le désert
  • Le climat est humide et sec du côté des zones côtières

Dans votre valise, emportez alors des vêtements légers, mais pas que. Prévoyez aussi quelques vêtements chauds dans le cas où vous montez dans les Andes ainsi que des vêtements imperméables surtout autour d’avril et mai.

Bons à savoir :

  • La politesse, les Colombiens la respectent beaucoup donc faites de même quand vous serez au pays
  • La générosité, les Colombiens l’appliquent au quotidien que ce soit à travers un sourire, un partage de nourriture, une entraide, …
  • La glace, les Colombien en mangent tous presque à longueur de journée et ce, même dans la région andine
  • Les chevaux, les Colombiens en font leur moyen de transport quotidien dans certains villages et ils ne prennent la voiture qu’en week-end pour « se mettre au vert »
  • La connexion, les Colombiens l’utilisent partout même si elle est meilleure dans certaines villes

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